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Karbure

Annonces Local Services en France : le guide des artisans

Quels métiers y ont droit, quels papiers fournir, comment on paie au contact, ce que Google ne vous crédite pas en France et ce qui va changer. Chaque point renvoie à l'aide officielle de Google.

Les annonces Local Services sont des annonces Google à part, réservées à certains métiers. Leur différence avec une campagne Google Ads classique tient en une phrase de Google : « Ne payez que lorsque vous recevez des leads en lien avec votre activité et les services que vous proposez ». Vous payez quand un client vous contacte, pas à chaque clic. Et une fois votre entreprise validée, l'annonce porte le badge « Validé par Google ».

Beaucoup de guides en ligne décrivent la version américaine du programme. Celui-ci ne reprend que ce que l'aide de Google dit pour la France, avec le lien vers chaque page.

Votre métier y a-t-il droit ?

La liste des catégories ouvertes en France comprend notamment :

  • plombiers, électriciens, couvreurs ;
  • chauffage et climatisation (Google écrit « CVC ») ;
  • aménagement paysager, entretien de pelouse, élagage ;
  • construction et nettoyage de piscines ;
  • extermination des nuisibles ;
  • menuisiers, réparation de fenêtres, nettoyage de vitres, déménagements, restauration après un dégât des eaux.

La liste complète est sur la page « Premiers pas » de l'aide Google, version France.

Les serruriers n'y figurent pas. La même page précise que les annonces prébadges (voir plus bas) « ne sont pas disponibles pour les services de portes de garage, les secteurs de la santé et les serruriers ». Elle indique aussi que le badge « Validé par Google » n'est « actuellement pas disponible pour les secteurs des catégories "Automobile", "Beauté" et "Restauration" » (source). Un serrurier ou un dépanneur auto passe donc par une campagne Google Ads classique, payée au clic.

Ce que Google vous demande

Pour un plombier, par exemple, Google exige trois choses : la « vérification de l'entreprise », une « assurance responsabilité civile » et une « licence professionnelle » « lorsque la loi locale l'exige ». S'y ajoute, pour tous les métiers, une « fiche d'établissement Google publique et validée » (exigences pour la France).

Comptez du temps : « En moyenne, il faut compter trois à quatre semaines à partir de l'envoi des documents » (même page). Notre conseil, qui n'engage que nous : mettre la fiche Google en ordre avant d'envoyer les documents, pour ne pas ajouter une étape à ce délai.

Pour ne pas attendre les mains vides, Google propose des annonces prébadges, qui permettent de « recevoir des leads […] une fois que vous avez réussi les vérifications préliminaires et pendant que vous terminez les contrôles requis » (source). Les annonces prébadges ne sont pas proposées aux services de portes de garage, pourtant ouverts en France ; les serruriers, eux, ne sont pas ouverts du tout.

Comment on paie

Vous fixez un budget hebdomadaire, pas mensuel, et vous choisissez entre trois façons d'enchérir : « Maximiser les prospects », « Coût par prospect cible » ou « Max. par prospect », la version manuelle (fonctionnement des enchères).

Google ne publie pas de grille de prix par contact. Le prix dépend de votre enchère et de la concurrence sur votre zone : méfiez-vous des chiffres « moyens » qui circulent, ils ne disent rien de votre secteur.

Ce qui fait sortir votre annonce

Votre enchère compte, mais elle n'est pas seule. Google cite aussi « la rapidité à laquelle vous répondez aux questions et aux demandes des clients », le lien entre la recherche et les services que vous proposez, et la qualité de votre fiche : « votre note, le nombre d'avis, votre temps de réponse moyen, l'utilisation d'images de haute qualité, les validations » (classement des annonces).

En clair : l'enchère ne fait pas tout. Un artisan qui répond vite, qui a des avis et une fiche complète met de son côté des chances que l'enchère seule ne donne pas. Un appel manqué coûte donc deux fois : le client part ailleurs, et la réactivité fait partie de ce que Google regarde.

Le piège : en France, pas d'avoir sur un mauvais contact

Google trie d'abord les contacts : certains « n'ont pas été facturés dès le départ », par exemple « si le lead est de mauvaise qualité ou en double ». Mais une fois un contact facturé, l'artisan français n'a pas de recours sous forme d'avoir : « Les avoirs pour leads ne sont pas disponibles pour les secteurs de la santé, les spécialistes en droit fiscal ni les annonceurs de la région EMEA » (source). La France fait partie de la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). La même page précise d'ailleurs que Google « ne propose plus d'avoirs pour les leads "Type de mission non disponible" et "Zone géographique non disponible" ».

Un appel pour un service que vous ne faites pas, ou d'une commune où vous n'allez pas, peut donc vous être facturé : s'il passe le tri de Google, aucun avoir ne viendra le rattraper. Les vrais remparts sont en amont : une liste de services exacte (cochez seulement ce que vous faites vraiment), une zone d'intervention réaliste et des horaires qui correspondent à ceux où vous décrochez.

Ce qui va changer

Google fait migrer les annonces Local Services vers les campagnes Performance Max, avec un objectif de paiement par lead. Le calendrier annoncé commence par les États-Unis ; pour les comptes hors États-Unis, dont la France, la page prévoit « 2027 : les comptes hors États-Unis et toutes les catégories d'activité restantes ». Le principe du paiement au contact reste : « vous ne payez toujours que pour les leads valides » (transition vers Performance Max).

Concrètement, l'interface va changer et les guides qui la décrivent pas à pas vieilliront. Une fiche Google complète et des avis, eux, servent aussi bien dans les annonces que dans les résultats gratuits.

Local Services ou Google Ads classique ?

Les annonces Local Services se paient au contact et, une fois l'entreprise validée, portent le badge ; une campagne classique se paie au clic, mais elle vous laisse choisir précisément les recherches sur lesquelles vous voulez sortir, et c'est la seule voie pour les métiers absents de la liste, comme les serruriers.

Ce qui suit est notre avis, pas une consigne de Google : pour la plupart des métiers ouverts, nous conseillons les deux : le badge et la fiche pour la confiance, la campagne classique pour les recherches que vous voulez absolument. Avec le passage à Performance Max, les deux finiront de toute façon dans le même compte Google Ads (source).

Ce que nous faisons, et ce que nous ne promettons pas

Chez Karbure, si votre métier y a droit, le dossier « Validé par Google » et la gestion de ces annonces sont compris dans les deux forfaits, dès 290 € par mois, sans engagement : fiche Google remise en ordre, documents rassemblés, suivi de la validation, puis réglage des services, de la zone et des horaires : c'est là qu'on évite les contacts facturés hors de votre métier ou de votre zone. Les contacts eux-mêmes sont payés directement à Google, sur le budget hebdomadaire que vous fixez, en plus du forfait. Voir les tarifs et les réglages par métier, par exemple pour les plombiers ou les couvreurs.

C'est Google qui valide, pas nous : on prépare un dossier complet, on ne promet pas le badge.

Sources

Toutes les citations viennent de l'aide officielle de Google, relue le jour de la publication de ce guide :

Qui apparaît avant vous sur Google ?

En quinze minutes, on regarde si votre métier et votre zone ouvrent droit aux annonces Local Services, et ce qu'il faut pour monter le dossier. Gratuit, sans engagement.